Histoire & Patrimoine

“défense d’entrée dans la prairie” : une borne signalétique

Le village est mentionné dès le VIèmesiècle.

Adrien Arcelin, archiviste géologue et archéologue français décédé en 1904, a découvert, en face de l’île Brouard (île sur la Saône), des silex le long de la Saône, et, 200 mètres plus bas, une station gallo-romaine.

Au VIème siècle, nous savons, par un acte du cartulaire de Saint-Vincent, que les chanoines de Mâcon étaient possessionnés dans le village. Vers le milieu du Xème siècle, l’église Saint-Vincent de Mâcon possédait à Avitte une terre, des prés, des bois, des pêcheries, deux moulins et d’autres biens. Avitte désignait, dans les anciens textes, la partie Nord de la commune actuelle de Reyssouze.

Après l’annexion de la Bresse à la Savoie, l’Évêque de Mâcon échangea, en 1353, avec le Comte Amédée IV, tous les biens que les chanoines possédaient à Avitte, Reyssouze et Fayolle (hameau de Chevroux), contre des redevances que le Comte possédait sur la rive droite de la Saône. Dès lors, l’histoire de Reyssouze se confond avec celle de Gorrevod.

Après l’annexion française, le protestantisme fut propagé à Pont-de-Vaux, d’après E. Chevrier, par un lieutenant de la ville et par le chanoine Olympe, originaire de Tossiat en Revermont où il avait un prêche. Interdit à Pont-de-Vaux, le prêche, en dépendance du synode de Pont-de-Veyle, fut établi à Reyssouze en 1603, et le temple construit en 1606. Il a été détruit en 1685 par le pouvoir royal, après la révocation de l’Édit de Nantes.

Reyssouze n’a été érigée en commune qu’en 1845 par détachement de celle de Gorrevod dont elle a fait partie jusqu’à cette date.

La commune se compose de trois hameaux bien distincts : « Les Quatre-vents », « Vernay » et « Avitte » (le haut du bourg).

Compte tenu de sa situation géographique, la commune a une grande partie de son territoire de prairie en zone inondable. Le village est construit sur la partie haute avec pour grande spécificité d’être un « village-rue », constitué d’un habitat réalisé en pierre de Saint-Martin Belleroche, de cour intérieure fermée et accessible par des passoirs.

Grande rue
Grande rue
Passoire
Passoire
Passoire
Passoire

 

Au Nord, à Pont-de-Vaux, les maisons aux crépis de couleur vive bordent la Reyssouze, rivière à qui la commune doit notamment son développement. Mais son architecture de pierre provient de la mémoire de ses grandes heures passées au service des Ducs de Savoie.


Le territoire tout entier recèle de toutes sortes de reliques passées allant des églises romanes et autres ouvrages religieux aux fermes bressanes et cheminées sarrasines.

 

 


Son église :

En 1847, le Conseil Municipal décida la construction d’une église « considérant que dans le temps, il existait une église sur la section de Reyssouze, laquelle église s’est changée plus tard en temple protestant… ».

S’il n’existe aucune preuve de cette métamorphose, il est certain qu’un temple se trouvait à Reyssouze au XVIIème siècle, et qu’aucun édifice religieux ne l’avait remplacé après sa démolition en 1685.

Comme emplacement pour la nouvelle église, placée sous le vocable de Saint-Claude, on choisit « le point le plus élevé du centre de population de la commune ». Elle fut bâtie entre 1850 et 1852.

Devant l’édifice, on peut encore voir les quatorze bornes de pierre qui furent posées en 1854 pour la séparer du chemin et empêcher que les voitures n’approchent trop près de la façade.


L’architecture de son église :

Le plan de l’église s’inspire de celui des premières basiliques romaines : la nef, sans transept, est doublée de deux bas-côtés dont elle est séparée par une rangée de piliers. Elle se prolonge par un chevalet en hémicycle.

Le clocher est bâti sur la façade, sur laquelle un feston en léger court sous le départ du toit. L’influence du style néo-roman se manifeste dans l’emploi systématique de l’arc en plein cintre.

Pour plus de détails, vous pouvez consulter l’ouvrage « Pré-inventaire des richesses touristiques et archéologiques du canton de Pont-de-Vaux » en bibliothèque.